LE COIN DE JOY

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Dans cet article, je te partage mon point de vue sur les pauses. Des pauses pour célébrer, capitaliser, et surtout récupérer. Spoiler : ce n'est pas une option pour les faibles, c'est une stratégie de winner (oui, j'ose le mot).
Le 2 juillet 2025, j'étais en pleine euphorie : je venais de terminer une étape importante de ma formation, celle qui marquait la fin d'un cycle et le début d'un autre. Pourtant, deux jours plus tard, je n'avais plus aucune énergie pour aborder la semaine à venir. L'explication ? Un phénomène que je connais bien en tant que sophrologue : la décompression. J'ai alors pris la décision de décaler tous mes rendez-vous de la semaine et de consacrer ce temps à célébrer les étapes accomplies et à récupérer.
Ce mécanisme, je le retrouve très souvent chez les personnes que j'accompagne en sophrologie : un aléa vient bousculer le quotidien — un poste à reprendre en plus du sien, un projet qui patine, une échéance professionnelle majeure, ou tout simplement une période de vie personnelle plus lourde à porter. Et bien souvent, on tient. On absorbe cette charge supplémentaire, parfois même sans vraiment s'en rendre compte.
Mais tenir n'est jamais gratuit. Même si cela ne se voit pas de l'extérieur, cet effort puise dans tes ressources physiques, émotionnelles et mentales. C'est pourquoi il est essentiel que le temporaire ne s'installe pas trop longtemps. Et surtout, il ne faut pas oublier de prévoir ensuite une période de récupération proportionnelle à l'effort fourni et au stress enduré.
Dans le fond, je dirais que fournir un effort qui puise dans nos ressources doit être géré comme une course à pied : une phase d'échauffement au début, une phase d'accélération, puis une phase de récupération avec une reprise en douceur. Bien sûr, plus l'effort fourni est important, plus les phases de récupération sont longues (et douloureuses). Tu courras donc probablement plus de kilomètres à l'année en enchaînant régulièrement de petites courses, qu'en courant un seul marathon annuel. Et pour poursuivre cette image : on dit souvent qu'il est risqué de courir plus de deux marathons par an… sauf si on le fait pour le plaisir, et non pour la performance, ajouteront les passionnés de la longue distance.
Et c'est bien là mon message : fais une pause avant que la pause ne s'impose !
À chaque étape d'un projet, fais une pause. Prends le temps de récupérer en énergie et de capitaliser sur ce qui a été accompli.
Voici ce que je t'invite à faire pendant cette pause :
Célèbre les étapes réalisées. Faire la fête, être félicité, se féliciter : tout cela redonne de l'énergie et soude les personnes qui ont participé au projet. Si le projet dure plus de six mois, n'attends pas la fin pour célébrer, célèbre chaque étape.
Détends-toi, lâche les tensions. Et pourquoi pas faire moins d'heures temporairement ? Le présentéisme ne fait de toute façon pas gagner d'argent, et il t'empêche de vraiment récupérer. Rester scotché à ton écran jusqu'à 20h ne te rend pas plus productif, ça te rend juste plus fatigué.
Baisse la pression et diminue les enjeux. Prends en charge des projets ou des actions moins stressants, avec moins d'enjeux, pour reprendre en douceur. Range tes affaires, révise les actions faites et à venir.
Capitalise. Regarde en arrière, fais le point, célèbre ce qui a bien fonctionné, identifie ce qui aurait pu être fait différemment, prépare sereinement les étapes suivantes.
"Sois le changement que tu veux voir dans le monde" — Gandhi (qui, à ma connaissance, n'avait pas de notifications Slack)
Cet article est adressé à toi, parce que je pense qu'il est dans tes mains de créer les conditions dont tu as besoin pour t'épanouir, au travail comme dans ta vie personnelle. Je suis toutefois consciente qu'il n'est pas évident d'oser prendre une pause et de célébrer, quand cela n'est pas dans la culture de ton entourage ou de ton entreprise.
Pourtant, je crois qu'il est possible d'inspirer le changement. En osant prendre cette pause dont tu as besoin et en célébrant tes succès, tu donneras inconsciemment l'autorisation à ceux qui t'entourent de faire de même. En voyant les bénéfices que cela t'apporte, ils auront envie, à leur tour, de faire pareil.
Et toi, qu'en penses-tu ? Fais-tu des pauses ? Que fais-tu lors de tes pauses ?
Tu as aimé cet article ? N'hésite pas à m'écrire pour me partager ton ressenti, ou à le partager pour que d'autres puissent le découvrir et avancer, eux aussi, un peu plus sur leur chemin.
Ralentir dans un monde qui accélère
Le monde s'accélère et notre société nous invite à aller toujours plus vite. Pourtant, émergent partout autour de nous des mouvements qui nous invitent, au contraire, à ralentir.
La slow life dans les années 1980, puis le slow food pour faire écho au fast food, plus récemment le slow tourisme (pour voyager autrement), le slow management (pour prendre soin de la qualité de vie au travail), et enfin le slow business. Mais pourquoi cette recrudescence de mouvements qui choisissent de ralentir ?
Christophe André, psychiatre bien connu pour avoir diffusé les bienfaits de la méditation de pleine conscience, explique que cette pratique existe depuis des millénaires, mais que le nombre de ses adeptes a augmenté de façon exponentielle depuis les années 2000 dans le monde occidental.
La raison ? L'accélération de nos modes de vie, et sa conséquence directe : une carence grandissante en calme, en lenteur et en continuité. Notre cerveau a besoin de pauses, de moments d'égarement et de moments de focalisation. La méditation de pleine conscience serait alors comme une nourriture pour un cerveau en manque de ces « nutriments » essentiels.
Cette pression exercée par notre environnement est d'ailleurs l'une des causes qui expliquent la recrudescence du nombre de burn-out.
Au-delà de ce monde qui s'accélère et auquel nous devons faire face, il y a aussi cette idée qu'être débordé serait la preuve d'une performance ou d'une importance. Une croyance qu'il faut combattre. Le mot « business » ne prend-il pas justement sa racine dans le terme anglais « busy », qui signifie « occupé » ? Sacrée étymologie, hein ? Comme quoi même la langue nous prévenait. C'est pourquoi j'ai choisi de te partager, dans cet article, 3 bonnes raisons de ralentir.
Et si ralentir était la clé pour, justement, en faire plus ?
Lorsque la pression devient trop importante, nous devenons moins performants. Pris dans l'urgence de la tension ambiante, notre cerveau reptilien se met en route. Cette partie de notre cerveau est très réactive, mais certaines études montrent qu'elle produirait jusqu'à 70 % de pensées inadaptées à la situation (des conclusions tirées sans preuves suffisantes...).
Il entraîne avec lui le cerveau limbique, celui des émotions. Et sous l'emprise de ces réactions automatiques, le cortex ne peut plus fonctionner correctement. Nous ne pouvons donc plus raisonner. C'est pourquoi nous restons parfois à ressasser en boucle les mêmes éléments, sans parvenir à trouver de solution à la problématique à laquelle nous faisons face.
Ainsi, faire une pause et respirer nous permet de prendre le temps de réactiver le cortex, et de réfléchir posément pour identifier les meilleures réactions possibles. Pour les tâches complexes, celles qui demandent de la réflexion et de la créativité, la pression est nocive : elle produit l'effet inverse de celui recherché, on devient moins performant.
Pour ma part, quand je sens que je suis trop tendue et que mes émotions m'empêchent de prendre les meilleures décisions, je fais une pause sophro! Mon outil le plus efficace reste la respiration, avec une méthode simple : une inspiration courte, une expiration plus longue. Ce rythme respiratoire active notre système nerveux parasympathique, celui qui apaise, ralentit le rythme cardiaque et envoie à notre cerveau le signal que le danger est passé. C'est un vrai raccourci vers le calme, disponible n'importe où, n'importe quand, sans matériel.
Depuis quelques années, je pratique d'ailleurs la sophro régulièrement. Commencer chaque matinée de travail par quelques minutes de sophrologie me permet d'entrer dans ma journée de façon plus sereine.
Et toi, es-tu prêt à tester 5 minutes de sophro chaque matin, au lieu de sauter directement sur ta liste d'e-mails ?
Lorsque nous sommes débordés, accablés par la liste des choses à faire, nous avons tendance à plonger tête baissée dans notre to-do list pour en finir au plus vite. Malgré notre acharnement à réaliser chacune des tâches qui nous incombent, nous finissons souvent la journée épuisés, avec une liste pour le lendemain toujours aussi longue.
Et si la meilleure action était, en fait, de faire une pause : prendre le temps d'organiser ses tâches et de choisir celles qui sont vraiment importantes, celles qui vont générer le plus de résultat ? Ta to-do list ne va pas s'auto-prioriser pendant que tu culpabilises de faire une pause, autant t'en occuper toi-même.
Sais-tu que seulement 20 % de nos efforts génèrent 80 % du résultat attendu ? Tu peux donc probablement éliminer, ou faire plus rapidement, une bonne partie de ce que tu produis aujourd'hui.
Quand j'étais salariée, la liste de projets de l'année était toujours plus importante que notre capacité réelle à les réaliser. Alors je remplissais un grand tableau reprenant tous les projets et les ressources affectées, puis je prenais le temps d'évaluer l'importance de chacun d'eux selon différents critères, pour ensuite les prioriser. Cela prenait beaucoup de temps, car je validais avec les clients de chaque projet les éléments de ce tableau. Pourtant, cette première étape de pause et d'organisation était indispensable pour s'assurer que les efforts de l'année seraient bien affectés aux projets les plus importants.
Aujourd'hui, en tant qu'entrepreneure, je commence chacune de mes journées par une pause organisation, juste après la méditation. Je prends le temps, chaque matin, de me demander quelles sont les actions les plus importantes de ma journée.
Les adeptes de l'efficacité seront peut-être déjà convaincus par les deux premières raisons de faire des pauses. Ralentir pour être plus performant et mieux s'organiser, un rêve pour pouvoir en faire plus ! Pourtant, sur le long terme, cela ne fonctionne pas.
L'objectif de ces techniques de gestion du temps n'est pas de pouvoir en faire plus dans un temps restreint, mais bien d'en faire moins, pour pouvoir se ménager du temps pour soi. Prendre soin de soi régulièrement est indispensable à un bon équilibre, pour pouvoir tenir dans la durée.
Le but premier des mouvements slow, c'est bien une meilleure qualité de vie, un meilleur équilibre. C'est le fait d'être bien dans sa peau qui permet d'être efficace. À l'inverse, quand le stress devient chronique, les efforts deviennent vains, on perd toute productivité : c'est l'un des signes qui précède le burn-out, la phase du « burn-in ». Cette phase, c'est le moment où l'on continue à donner de plus en plus d'énergie, sans obtenir plus de résultats en retour : le signal d'alarme avant l'épuisement total. Le corps, lui, ne négocie pas éternellement.
De plus, la perspective de te faire plaisir booste ton rendement. N'as-tu jamais remarqué à quel point on est efficace la veille d'un départ en congés ?
Et toi, c'est quand ta prochaine pause pour prendre soin de toi ? Que feras-tu pour te faire du bien ?
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Je te partageais déjà le constat que savoir faire une pause est indispensable pour un bon équilibre. Petite pause ou grande pause, il est important d'en parsemer nos journées. Encore faut-il savoir reconnaître le bon moment : voici 10 signes qui ne trompent pas, et qui te disent qu'il est temps d'en faire une (spoiler : si tu en coches trois en même temps, ne finis même pas de lire, va faire une pause tout de suite).
Pas le temps de faire tout ce que tu avais prévu ? Arrête-toi. Consacre ce temps à identifier, prioriser et planifier les tâches les plus importantes. Comme le dit l'adage : « Sophro 10 minutes tous les jours, sauf les jours où tu es pressé, ce jour-là, sophro 30 minutes !»
La qualité de ce que tu produis n'est plus au rendez-vous ? Tu n'arrives pas à trouver de solution à la problématique qui te bloque ? C'est le moment de faire une pause. Fais un tour dehors, va prendre un café, discute avec quelqu'un. Quand tu reviendras à ton poste, tu auras l'esprit frais et disponible, et tu verras plus clairement la situation à laquelle tu fais face. Peut-être même que la solution que tu cherchais sera venue d'elle-même pendant ta balade, sans forcer, sans tableau Excel, sans réunion à 8 personnes pour en discuter. Le cerveau adore travailler en coulisses pendant qu'on croit ne rien faire.
Tu commences à te sentir usé, fatigué, malade. Des symptômes physiques apparaissent : migraines, maux de dos, problèmes respiratoires ou cardiaques. Il est urgent de faire une pause ! Écoute-toi, ton corps te parle. Il te demande une pause. Si tu ne prends pas les devants, c'est lui qui appuiera sur le bouton pause à ta place, et là, il n'y aura plus de négociation possible. Attention, épuisement en vue !
Si tu passes ton temps à faire ce qui était prévu pour hier, il est probable que tu n'arrives jamais à faire ce qui est prévu pour aujourd'hui. Prends le temps de faire une pause pour revoir tes priorités. Quelles sont les actions les plus importantes ? Les plus urgentes ? Celles que tu décides, finalement, de ne pas faire ? Au final, lesquelles choisis-tu de mettre à ton agenda aujourd'hui ?
Les actions s'enchaînent sans que tu n'aies le temps de réfléchir à leur utilité. Fais une pause pour comprendre et évaluer le sens de chacune de tes actions. Si certaines n'ont vraiment aucun sens, peut-être est-il temps d'arrêter de les faire. Il y a quelques semaines, un chef d'entreprise me disait :
« Je faisais remplir à ma secrétaire plein de tableaux de suivi. Je me suis rendu compte que je n'en utilisais qu'un seul. Je lui ai immédiatement demandé d'arrêter de remplir les autres. »
Prendre le temps de faire une pause pour t'apaiser, et faire correctement ce qui doit être fait, sera sans doute plus efficace que de mal faire les choses dans la panique et devoir réparer les dégâts par la suite. Aller vite, mal, deux fois, ça n'a jamais été plus rapide qu'aller bien, une fois.
Faire une pause avant de passer à autre chose est indispensable pour récupérer en énergie, prendre le temps de tirer un apprentissage de ce qui vient d'être réalisé, et fêter ce qui a été réussi. Prendre ce temps pour « achever » permet de libérer l'espace pour ce qu'il y a de neuf à venir. Sinon, on enchaîne les fins sans jamais vraiment finir, et ça, c'est le meilleur moyen de s'épuiser sans même s'en apercevoir.
Prends le temps de savourer l'instant présent. Pratique la pleine conscience pour éviter d'être « cerveau plein ». Pour cela, tu peux, par exemple, prendre le temps de te concentrer sur chacun de tes sens, l'un après l'autre, et observer ce qui t'entoure.
Que vois-tu autour de toi ? Prends le temps de regarder les détails des choses qui t'entourent et d'en apprécier la beauté.
Qu'entends-tu ? Des sons les plus bruyants aux plus faibles. Entends-tu ta respiration ? Ou cet oiseau là-bas, dans l'arbre ?
Que sens-tu ? Arrives-tu à percevoir les odeurs près de toi ? Est-ce agréable ou non ? Peut-être en reconnais-tu certaines.
Quelles sensations tactiles as-tu ? Sens-tu la pression de ton corps sur le sol ou ta chaise ? Tes vêtements ?
Quels goûts perçois-tu ? Une sensation de sucré, d'amer, de salé, d'acide en bouche ?
Il est prouvé que notre attention chute drastiquement après 25 minutes de concentration. Alors, fais une pause, tu n'en seras que plus efficace ! La méthode Pomodoro, par exemple, propose de se concentrer sur une tâche (sans distraction) pendant 25 minutes, puis de prendre 5 minutes de pause : en profiter pour marcher, aller aux toilettes, échanger avec quelqu'un, regarder autour de soi... au choix, et recommencer. Au bout de 4 cycles de 25 minutes, il est conseillé de faire une pause plus longue, de 15 à 30 minutes.
Au final, faire une pause tous les jours est indispensable pour ton équilibre. Le meilleur conseil que je peux te donner est de commencer ta journée par une pause, avant d'être pris dans le tourbillon des urgences. Lors de mon défi « 100 jours pour une vie extraordinaire », j'ai décidé de commencer chaque journée par 10 minutes de méditation, l'établissement d'une intention pour ma journée, puis la revue des actions à réaliser. Cela prenait 30 minutes sur ma journée, mais m'a permis de mieux me centrer sur l'essentiel, et sans doute de gagner beaucoup de temps. La preuve que ralentir, parfois, c'est le meilleur moyen d'aller plus vite.
Alors, quand décides-tu de faire ta prochaine pause ?
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Prends soin de toi,
Joy
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